

Renaud Camus, écrivain, est l'auteur d'une centaine d'ouvrages, romans, essais, volumes de journal, églogues, élégies, topographies et la série des Demeures de l'esprit.
Président du parti de l'In-nocence, il en sera le candidat pour l'élection présidentielle de 2012 s'il obtient les nécessaires promesses de parrainage.
Abécédaire de l' In - nocenceCollection : Abécédaire
« ABECEDAIRE DE L’IN-NOCENCE » RENAUD CAMUS ( & PA ... |
Le Grand Remplacement
« Pouvez-vous développer le concept de Grand Remplacement ? ... |
Les Cahiers de l'in-nocence
Notre époque est marquée par un bouleversement radical qui affect ...
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15 Avril 2011
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus Renaud Camus invité par Alain Finkielkraut pour l ' Abecedaire de l ' In- nocence
Insécurité sociale
Invité(s) :
Manuel Valls, député, maire d'Evry (PS) pour " Monsieur Sarkozy vous n'avez pas le monopole de l'ordre" , aux Editions du Moment,
Renaud Camus, écrivain, essayiste, pour l " ' Abecedaire de l'In-nocence ", aux Editions David Reinharc.
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10 Mars 2011
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus Le Spectacle du Monde
Un beau portrait de Renaud Camus, La lumière et le désepoir, signé par Loïc Lorent.
" (...) Qu'ils fassent l'impasse sur cet engagement, le jugent secondaire par rapport à son oeuvre, ou le soutiennent, les lecteurs de Camus sont toujours présents. On chucote même qu'ils sont de plus en plus nombreux. Les volumes des Demeures de l'esprit rencontrent actuellement un joli succès. Loin, publié en 2009, a échappé de peu au grand prix du roman de l'Académie française. Et l'aurait mérité, tant Camus s'y révèle une fois encore grand styliste et parvient à capter magistralement l'air du temps.
Ce temps qui ne l'aime peut-être pas, et qu'il n'aime pas beaucoup plus. Mais ce temps d'où est née une oeuvre tour à tour furieuse et mélancolique, lumineuse et despérée, en un mot complexe. A l'image de son auteur. "
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17 Décembre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus L'abécédaire de l'In-nocence en "une" du Monde. Un article signé Jean Birnbaum
Jean Birnbaum - Le Monde
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17 Décembre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus
— Il n’est pas fréquent qu’un écrivain se présente à l’élection présidentielle. Quel est le sens d’un tel geste ?
— Le désespoir. Le refus des situations qui se sont présentées aux dernières élections, l'impossibilité de voter. Le parti de l'In-nocence, que je préside depuis 2002, avait essayé en 2006 d'entraîner à la candidature des personnalités qu'il admire, Alain Finkielkraut ou Jacqueline de Romilly, ou émis le vœu qu'un Laurent Lafforgue soit candidat. Mais personne n'avait été assez fou pour se lancer là-dedans.
— Quand vous vous avancez sur cette scène en tant qu’écrivain, vous inscrivez-vous dans une tradition particulière ? Avez-vous un précédent en tête ?
— Je ne sais pas si je me présente en tant qu'écrivain. Après tout je suis le président d'un parti politique, même si ce n'est pas exactement un parti de masse, pour le moment.
— Vos textes littéraires sont voués à l’exploration subjective, à l’auscultation du moi. N’y a-t-il pas une tension entre ce style individualiste et la rhétorique propre à l’engagement politique ?
— Toute tension est bonne à prendre, littérairement. Et puis tous mes textes littéraires ne sont pas voués à l'auscultation du moi. Ce n'est pas le cas de ma principale entreprise, les Églogues, ni des Demeures de l'esprit.
— Vous soulignez votre désir de « vivre entre les mots », de bâtir un « espace heureux » du langage. Cet idéal peut-il survivre sur la scène politique ?
— Je ne sais pas s'il peut y survivre mais la scène politique en aurait bien besoin. La crise de la parole, de la parole d'honneur, de l'engagement (pas au sens sartrien), de la vérité, du sens des mots, me semble au cœur de la situation actuelle.
— Quel est le sens de votre participation aux Assises contre l’islamisation ?
— La résistance au Grand Remplacement, à la contre-colonisation, à l'idée que les peuples, les civilisations, les individus, sont remplaçables, que d'autres feraient aussi bien l'affaire à leur place.
— Les groupes qui organisent ces Assises sont souvent labellisés « extrême droite ». Pensez-vous que ce soit justifié ? Si non, pouvez-vous proposer une définition de « l’extrême droite », comme vous l’avez fait naguère pour le mot « racisme » ?
— La puissance invitante originelle, celle à laquelle nous avons répondu, est "Riposte laïque", que je vois mal d'extrême droite. Extrême droite est une expression polémique qui va devoir subir de sérieuses remises en cause. Quand le feu est à la maison on ne se demande pas trop (un peu tout de même) de quel côté arrivent les seaux…
— Pourquoi votre Abécédaire ne comporte-t-il pas d’entrée « Occident » ? Que recouvre pour vous cette notion ?
— L'amitié pour le soir.
— La maison d’édition qui édite le livre revendique son attachement au judaïsme et à ce qu’elle nomme « le droit à la bagarre ». Comment est né ce compagnonnage éditorial et quel est son sens ?
— David Reinharc est aussi producteur de radio, je l'ai rencontré à une émission de Judaïque FM, nous avons sympathisé, il m'a dit qu'il était éditeur et m'a demandé si je n'aurais pas des textes à lui proposer. Je lui ai dit que je disposais seulement de ceux de l'In-nocence, qui n'intéressaient pas mes autres éditeurs. Il m'a dit que c'étaient justement ceux-là qu'il lui plairait d'éditer. Et voilà, comme je crois qu'on dit.
16 Décembre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus
Louis Montarnal - Action Française 2000
06 Décembre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus
Renaud Camus : Le désespoir, principalement. 2002, c’est l’année du choix impossible, Chirac – Le Pen — impossible parce qu’aux deux parties en présence il était pour moi exclu d’apporter mon vote. Chirac (et Jospin ç’aurait été bien sûr la même chose), c’était la continuation de la politique en cours, l’immigration à outrance, la porte ouverte à la contre-colonisation, le délabrement de l’École, la grande déculturation, l’assentiment passif à ce qui survient, l’amitié du désastre. Le Pen, c’était le drame par excellence de notre époque historique, ou plutôt sa tragédie, car cette aporie est d’essence tragique : un homme et un parti qui sur le point capital de la situation en cours, à savoir ce que j’appelle, moi, le Grand Remplacement, voient juste, disent juste, prédisent juste et sont seuls à le faire ; mais auxquels il est impossible de se rallier parce que d’autre part ils s’ingénient, à coups de mauvaises petites phrases, de plaisanteries abjectes, de provocations sinistres, à des ambiguïtés sordides, à des compromissions intolérables, à des contradictions radicales vis à vis de ce qu’il faudrait défendre, la culture, la civilisation, l’histoire, l’honneur, la liberté. Oui, ce beau sujet de tragédie : un homme est seul à voir juste mais par les mots qu’il emploie, par les associations qu’il suggère, il semble faire exprès d’interdire qu’on se rallie à sa vision et qu’on adhère à sa personne, qu’il fait tout pour rendre haïssables.
Riposte Laïque : Vous avez annoncé votre intention de vous présenter aux prochaines élections présidentielles. Quel message voulez-vous faire passer, et pensez-vous sérieusement avoir les moyens d’aller au bout de cette démarche ?
Renaud Camus : Mon message est qu’il y a le feu à la maison, que jamais la France et le peuple français n’ont été soumis à une menace aussi grave, qu’il en va de leur indépendance et de leur existence même, car si leur identité est changée, comme c’est en train de se produire à grande vitesse, par définition ce n’est plus d’eux qu’il s’agit, sinon au sens purement géographique, comme Metternich disait de l’Italie que c’était une expression géographique. Il n’y aura plus de France qu’en tant qu’ expression géographique, ce à quoi nous préparent bien sûr l’enseignement de l’oubli, l’effondrement de la langue et la grande déculturation. J’irai forcément au bout de ma démarche puisque le bout de ma démarche sera le bout de mes forces.
Renaud Camus (2e à partir de la gauche), présent à l’apéro saucisson-pinard du 18 juin, avait salué les organisateurs.
Riposte Laïque : Ecrivain, vous avez subi, il y a plusieurs années, un véritable lynchage médiatique, vous accusant d’antisémitisme. Comment se remet-on d’une telle épreuve, et quel est votre regard actuel sur les médias ?
Renaud Camus : Mon regard sur les médias ne dépend pas de ce qui m’est arrivé, c’est ce qui m’est arrivé qui était la conséquence de mon regard sur les médias. Eux et moi nous sommes détestés d’emblée, bien avant l’ »affaire ». Je les ai toujours critiqués. Or ils sont le dieu terrible qui n’oublie ni ne pardonne. Ils peuvent vous traîner dans la boue, vous ridiculiser, vous couvrir d’opprobre, gâcher ou détruire votre vie, mais eux, qui pourtant, intellectuellement, moralement, ne sont pas au-dessus de tout reproche, eux ne peuvent faire l’objet d’aucune critique, ne tolèrent pas le moindre reproche. Un homme qui critique un journal, un hebdomadaire, une émission de radio ou de télévision, est un homme mort aux yeux de ce journal ou de cette émission. Et s’il n’est pas mort on le tuera, on l’effacera, il n’existera plus. Nous sommes dans la situation historique sans précédent où le pire ennemi de la liberté d’expression, celui que se charge avec enthousiasme d’en dénoncer et traquer en permanence les fidèles, c’est celui-là même pour qui elle a été inventée, le journalisme (au sens large).
Cela dit il y a une énorme différence de position, pour moi, entre l’affaire à laquelle vous faites allusion et les conditions actuelles. En 2000 on était dans la plus totale ambiguïté, les accusations dont je faisais l’objet n’avaient aucun fondement, j’avais d’autant plus de mal à m’en défendre qu’elles étaient le contraire même de ce que je pouvais ressentir et penser (et qu’on ne me donnait nulle part l’occasion d’exprimer, bien entendu). Aujourd’hui, au contraire, il n’y a aucune ambiguïté. On me reproche de parler d’ immigration massive, de Grand Remplacement, de contre-colonisation, d’ islamisation : tout cela est parfaitement exact, je plaide coupable. Évidemment l’adversaire n’en juge pas selon les mêmes critères que moi, il me traite de raciste et moi je ne me vois pas le moins du monde comme raciste, bien entendu ; mais je le suis certainement selon ses critères à lui, qu’il croit justes et que je crois faux. Il y a ambiguïté sur les mots, divergences quant au jugement à porter sur mes opinions. Il n’y a pas ambiguïté sur le fond, sur ces opinions elles-mêmes. C’est beaucoup plus confortable.
Riposte Laïque : Vous interviendrez aux prochaines assises sur l’islamisation de l’Europe. Vous étiez déjà présent le 18 juin sur les Champs-Elysées. Pourquoi, vivant dans le Gers, êtes-vous si sensible à cette question ?
Renaud Camus : Ça alors, je n’ai jamais compris ce type d’approche. Je vis dans le Gers, ça ne m’empêche pas d’être français, citoyen français, d’avoir des opinions à propos de mon pays et de la politique en général, opinions qui ne sont pas entièrement conditionnées, j’espère, par les circonstances de ma vie personnelle. D’ailleurs je suis constamment sur les routes.
L’islam est une grande civilisation qui a développé, à de certains moments de son histoire, un art admirable en de certains domaines, l’architecture, la poésie, la musique. Je suis pour la diversité du monde, la vraie, alors que ceux qui n’ont que ce mot à la bouche et en appellent éternellement à l’autre, à l’Autre, me semblent ne préparer que le triomphe désolant du Même, du Pareil au Même, du sinistre village universel, cette banlieue généralisée fondue dans la déculturation de masse.
L’étrange est que pour l’islam la phase actuelle d’expansion tout azimut, de diffusion et de conquête, ne semble pas du tout coïncider avec un grand moment de civilisation comme il en a connu au cours de son histoire. Frappe surtout au contraire, dans tous les pays où il règne déjà, et qui sont tous, peu ou prou, des dictatures, la curieuse inaptitude au politique, au contrat social, à ce moins pour le plus qui est à l’origine de toute organisation pacifique de la cité et que nous appelons pour notre part, à l’In-nocence, le pacte d’ in-nocence, de non-nocence. Seule la tyrannie arrive à contrôler tant bien que mal cette apparente incapacité des sociétés islamiques au pacte social. Dans tous les pays de culture islamique la dictature parvient seule à pallier par la force, par la peur, par le truquage électoral, le refus civilisationnel, de la part de chacun, du moins pour le plus qui est la condition indispensable de l’État de droit et de la démocratie, ce formalisme. Or, dans nos pays, la nocence, qui va des fameuses « incivilités », si délicatement nommées, jusqu’au crime organisé, et qui fait déborder nos prisons, est, avec les ventres, avec la démographie, l’instrument même de la conquête, par l’espèce de ménage ethnique auquel elle se livre en permanence, obligeant à fuir de son aire d’action tous ceux qui n’en peuvent plus de l’endurer quotidiennement ; et de la sorte élargissant sans cesse les territoires déjà soumis au conquérant, déjà soustraits à l’autorité de la loi indigène.
C’est pourquoi il est absurde de séparer, comme le font sans cesse les autorités en leur avide collaboration à ce qui survient, la lutte contre la délinquance, le policier, le social, le pénal, le répressif, le pénitentiaire, et d’autre part le politique, l’immigration, la défunte intégration, le multi-culturalisme, l’aménagement du territoire. Entre ceci et cela il n’y a pas de solution de continuité. De la part d’une civilisation qui n’a jamais bien fait la distinction entre la guerre et la razzia, la nocence est la forme militaire de la conquête, de même que la démographie, les familles nombreuses ou très nombreuses, sont sa forme sociale. Il ne faut pas s’y tromper : les casseurs, les brûleurs d’école et de bibliothèque, les agresseurs de pompiers et les voleurs de sacs à main de vieille dame, les petites frappes de R.E.R. et les caïds de cités sont des soldats, des guerriers, des conquérants, le bras armé de la contre-colonisation, laquelle est beaucoup plus une colonisation, une vraie, que la colonisation le fut jamais.
Le grand mérite des concepts de nocence et d’ in-nocence c’est qu’ils font le lien, qu’ils permettent d’envisager ensemble le politique et l’écologique (la nocence c’est bien sûr la nuisance, la pollution, la dévastation de la terre, son devenir-banlieue), le politique et le quotidien, les wagons du R.E.R., les halls d’immeubles, les « événements », les « cités sensibles » ; et, bien sûr, la langue pourrie, pervertie, mensongère, imposée par l’antiracisme dogmatique et par les porteurs de valise du Grand Remplacement — cette langue si merveilleusement pudique qui sert à ne pas dire, à ne pas voir, à ne pas montrer, à ne pas croire et surtout à ne pas nommer ce qu’on éprouve pourtant tous les jours : incivilités, justement, cités sensibles (la plus poétique de ses inventions délicates), quartiers populaires, jeunes, diversité, multiculturalisme, etc.
Riposte Laïque : Vous venez de publier, aux éditions David Reinharc, votre dernier ouvrage, L’abécédaire de l’In-nocence. Est-ce un programme présidentiel ?
Renaud Camus : C’est plus et moins. D’abord c’est un ouvrage collectif, rédigé par les membres du parti, par ses sympathisants, par les habitués de son forum et par moi : une anthologie, classée par ordre alphabétique selon les principes de la collection. Par ordre alphabétique comme tout le reste il y a un bon nombre des communiqués du parti, publiés presque quotidiennement depuis dix ans, des interventions de membres ou de non-membres sur le forum d’In-nocence.org, et bien sûr le programme du parti, qui n’est pas un programme présidentiel à proprement parler mais qui ressemble beaucoup à ce que serait le mien.
Vous savez, nous sommes très attachés aux institutions de la Cinquième République. Un président tel qu’elles le conçoivent n’est pas un technicien, pas nécessairement non plus un politicien. On a eu à ce poste beaucoup de professionnels de la politique, dernièrement : on a vu ce qu’ils avaient donné. Un journaliste m’a trouvé peu disert sur les quotas laitiers, ces jours-ci. Je ne nie pas l’importance du problème, mais enfin il s’agit bien des quotas laitiers ! Pour en finir ici comme j’ai commencé : le feu est à la maison. Il s’agit de la survie, ou non, de la culture et de la civilisation française, de l’indépendance de la France, de la liberté de son peuple, de sa perpétuation dans son identité ou de son absorption définitive et sans recours dans la déculturation « diversitaire », majoritairement musulmane. À propos de l’immigration, à propos de l’École, à propos du destin de notre culture nationale et de nos modes de vie, les électeurs comprendront toujours très bien ce que je représente. Si dans les circonstances que nous vivons ils en sont encore à se déterminer pour un candidat ou pour un autre en fonction de ses vues sur les quotas laitiers ou sur le mariage homosexuel, nous n’avons pas grand chose à nous dire et je n’ai rien à leur offrir. En revanche, à ceux qui pensent comme moi que notre pays et notre peuple, soumis à la menace du Grand Remplacement, sont confrontés à l’une des crises nationales les plus graves de leur histoire, à ceux-là j’offre l’occasion de se compter et d’agir, de refuser ce qui arrive.
Propos recueillies par Pierre Cassen - Riposte Laïque
27 Novembre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus Café Picouly FRANCE 5
Sortie de l’« Abécédaire de “l’In-nocence »
Intervention de Renaud Camus à l’émission “Café Picouly” sur France 5, au sujet de la sortie de “L’Abécédaire de l’In-nocence“, éditions David Reinharc.
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29 Octobre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus 29 octobre 2010 - Sud Ouest .fr - Interview de Renaud Camus
Le fondateur du parti de l'In-nocence n'a pas besoin de se raser la moustache pour y penser. Il se porte candidat à l'élection présidentielle 2012.
En 2002, Renaud Camus créait le parti de l'In-nocence, terme qui signifie, dans les grandes lignes, « absence de nuisance ». L'écrivain, essayiste et animateur culturel du château de Plieux, près de Lectoure, est aujourd'hui le premier candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2012.
Au printemps 2000, Renaud Camus était à l'origine de « l'affaire Camus-"Le Monde" ». Ses propos, jugés racistes et antisémites, avaient suscité les réactions d'écrivains, de philosophes et d'intellectuels. Les éditions Fayard avaient décidé de retirer son livre « La Campagne de France ». Le 25 mai 2000, un texte signé par de nombreuses personnalités affirmait : « Quelle que soit notre "souche", nous préférons nous compter parmi ces "hôtes trop nombreux" dont parle Renaud Camus. Republier son livre au nom de la liberté d'expression ou pour toute autre raison, c'est défendre et publier des opinions criminelles et condamnables. »
Confirmez-vous votre candidature à la présidentielle ?
Il en est question en effet. Ce souhait est lié à la sortie de mon livre politique en novembre (1). Si je vois que les gens sont sensibles aux idées développées dans cet ouvrage, si le programme proposé semble intéresser du monde, je me lancerai dans l'aventure. Comme tout parti politique, nous aspirons à peser sur l'évolution de la situation. Nous ne voulons plus nous désespérer, comme lors des dernières élections, de ne pas savoir pour qui voter. Alors, autant se présenter soi-même.
Cette candidature est-elle un « bon coup » médiatique pour faire parler de votre ouvrage ou une réelle intention de vous positionner sur l'échiquier politique ?
Si mon idéal était de vendre des livres, mon échec serait patent ! Cet ouvrage est étroitement lié à l'action politique, alors mieux vaudrait qu'il se vendît et que l'on en parlât. Je le répète, il faudra d'abord voir le retentissement qu'aura cet ouvrage, si les gens se reconnaissent dans nos idées. Ensuite, nous serons soumis à la première étape de toute candidature : aller chercher les 500 signatures d'élus français. Pour cela, et sans dévoiler le contenu du livre, nous comptons sur deux thèmes : l'inquiétude sur l'état du système d'éducation et la contestation générale.
Quelles seront les grandes lignes de votre programme ?
L'éducation et la méritocratie républicaine prennent une grande place dans notre programme. Mais également la démographie, l'écologie, l'Europe, la fiscalité, l'immigration et les cultures et communication. Nous nous posons des questions culturelles, sur les langages. L'écologie également sera très présente car il n'y a plus de paysage. La France est en train de devenir une banlieue. Le Gers aussi d'ailleurs ! Il s'endort sur ses lauriers, vit sur ses illusions, se croit protégé. Nous proposons, par exemple, que le concept de parc naturel soit considérablement élargi pour éviter la détérioration des paysages. La Terre n'en peut plus de l'homme.
On vous qualifie souvent de réactionnaire. Cet adjectif vous affecte-t-il ?
Réactionnaire… pourquoi pas. En effet, nous réagissons ! À plusieurs choses d'ailleurs, comme à l'évolution de cette société qui laisse ses paysages devenir banlieue.
Qu'est-ce qui vous différencie du Front national ?
Sans diaboliser ce parti, il est et a toujours été pour nous impossible de voter Front national. Nous sommes d'accord avec certaines thèses de ce parti, mais nous ne pouvons pas donner notre vote car nous sommes en désaccord total avec ses petites phrases, le négationnisme, Vichy… Certes, ce parti invite à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en France mais nous ne voterons pas pour lui.
Selon vous, quelle sensibilité politique pourrait se rallier à vos idées ?
Certainement l'ensemble des Français qui se sentent préoccupés par la civilisation, la violence et la cohabitation entre des groupes de cultures et de civilisations différentes.
Pensez-vous réellement avoir une chance d'obtenir les signatures nécessaires ?
Il est certain que je ne serai pas un candidat comme les autres. Je ne dispose d'aucune expérience, d'aucun réseau, je n'ai pas d'allié en politique, pas d'amis dans les médias. Je serai présent s'il en est besoin.
(1) « Abécédaire de l'In-nocence » (à paraître en novembre aux éditions David Reinharc).
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14 Octobre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus PUBLIE DANS CAUSEUR
Lettre ouverte à Renaud Camus
Paulina Dalmayer ( directrice de la collection " Abécédaire " )
Publié dans Causeur le 10 septembre 2010
Depuis un certain temps, je me demandais si je pourrais contribuer un jour à étayer ou à invalider une hypothèse. L’entretien que vous avez accordé à Causeur cet été, Monsieur, a accru l’urgence de ce questionnement. Serait-il possible, à travers mon « vécu », de renforcer ou de contester votre assertion que « ce sont des hommes, des femmes et des enfants qui peuvent être assimilés au sein d’un peuple, pas des peuples » ?
Deux éléments, dites-vous, peuvent encore créer des Français : l’héritage et le désir. Je ne suis pas française, précisons-le. J’habite en France. J’habite Paris. Je suis dotée d’un héritage qui est − indépendamment de ma volonté − multiculturel, multiconfessionnel, multiethnique. Je n’ai conservé aucune espèce d’affinité particulière avec un Kowalski absorbé par la version polonaise de « L’Île de la tentation », et encore moins avec son lointain cousin qui, crucifix en main, manifeste contre l’organisation de la Gay Pride de Varsovie. Nous partageons, les Kowalski et moi, une langue et un passeport. Est-ce assez pour évoquer une « appartenance commune » ? Ceci étant, je n’ai pas non plus d’affinité particulière avec un Dupont-Durand prêt à monter sur la barricade pour défendre les 35 heures ou son bloc de foie gras. Je ne désire pas appartenir à une nation de Dupont-Durand, ce qui par ailleurs ne m’empêche nullement de vouer à cette nation une certaine admiration et un franc attachement.
Voyez-vous, cher Renaud Camus, je crois que ce qui peut créer encore des Français, à part l’héritage et le désir, c’est le simple hasard de la vie. Ensuite, il ne me paraît pas extravagant d’envisager l’intégration d’un étranger à la culture française, voire à sa civilisation, sans nécessairement insister sur la « fabrication des Français ».
J’éprouve un curieux plaisir à me convaincre que mon choix de vivre en France a été purement esthétique − un caprice plutôt qu’un désir. Or je me mens. Tout d’abord, cela n’a pas été un choix, plutôt un ensorcellement. La France a été le premier pays occidental que j’ai visité à l’âge de 13 ou 14 ans, au lendemain de la chute du Mur. Si, au lieu de m’expédier en vacances au bord de la Loire, mes parents avaient décidé de m’envoyer faire un séjour linguistique quelque part dans l’Oxfordshire, peut-être aurais-je « choisi » de m’installer en Angleterre. Peut-être. Encore que… Ensuite, j’ai toujours eu un fâcheux penchant snobinard. Il était donc hors de question que je me fonde, ou me « confonde », ou plus exactement que je me laisse fondre ou confondre avec la masse des Polacks vivotant dans d’obscurs quartiers de Berlin ou de New York. La diaspora polonaise de France jouissait encore, me disais-je à l’époque, du lustre de Mickiewicz et de sa Tribune des peuples. Inutile d’ajouter que c’était bien avant que le commissaire Bolkestein décide de faire de la pub au « plombier polonais », soutenu dans cette entreprise et de manière plutôt inespérée par un certain Philippe de Villiers.
De mon « cas », Monsieur, que déduisez-vous ? Le parti de l’In-nocence reconnaît qu’entre la qualité de citoyen et le statut de non-citoyen, il existe et doit exister un état intermédiaire qui est celui de ressortissant de l’Union européenne. Faut-il en conclure que peu importent mes sentiments d’appartenance ou de non-appartenance, mes caprices, mon désir et mon héritage bâtard, tant que je ne brûle pas les voitures de mes voisins, que je ne mets pas les pieds sur les banquettes du métro et que je n’ai pas l’intention de me reproduire en dix exemplaires?
J’ignore pourquoi, mais je n’ai jamais ressenti la moindre tentation de vous traiter de réac’ ou de raciste. Peut-être parce que je me méfie de ce que Morin appelle les « mots-panzers » qui intimident et terrorisent, me rappelant par ailleurs trop bien les images des premières grèves de l’ère postcommuniste en Pologne, quand les ouvriers menacés de licenciement brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire : « Les capitalistes, ce sont les communistes! » Ou peut-être parce que les jappements dénonciateurs des Inrocks ou autres Caroline Fourest m’agacent profondément. Ou peut-être encore, et c’est l’explication la plus plausible, parce qu’il me semble avoir compris que ce n’est nullement la couleur de la peau qui vous dérange ou qui vous fait peur, mais la quantité d’êtres humains. Or, comme vous le notez dans un communiqué du parti de l’In-nocence, la quantité influence la qualité : la « qualité de la vie », la « qualité des rapports entre les êtres », la « qualité humaine de ces êtres eux-mêmes ».
Espérant ne pas avoir dénaturé vos idées et vos convictions, je tiens à vous signaler que les banlieues polonaises − blanches, catholiques et unilingues − qui ne subissent en aucune manière les méfaits de ce que vous nommez la « contre-colonisation » sont sur la voie d’un niveau de « réensauvagement », pour reprendre à nouveau votre vocabulaire, tout à fait comparable à celui que vous constatez dans les banlieues françaises multiethniques. Certes, on n’y excise pas les femmes. Mais on y passe à tabac les « pédés » ou ceux qui sont supposés l’être. On n’y brûle pas de voitures, mais on y démonte celles qui ont été volées aux Allemands.
J’ignore également pourquoi je ne vous trouve pas exagérément pessimiste. Pourtant, à l’exception près du très guerrier « réagir, résister, refuser » que vous proposez comme remède à la difficulté d’intégration des « Français d’origine étrangère », l’ensemble de votre discours aboutit au constat qu’« il n’y a plus grand-chose à faire ». Voilà donc que le peuple français se laisse « mener béatement dans les poubelles de l’Histoire », qu’il se résigne à disparaître et, pis encore, à se persuader « qu’il n’a jamais existé, qu’il a rêvé son histoire et son existence ». Voilà que le territoire de la France devient le polygone d’une opération de « Grand Remplacement » d’une population par une ou plusieurs autres.
Ce « Grand Remplacement » en cours, que vous observez en France et en Europe, se serait effectué sous la pression idéologique égalitariste et dogmatiquement antiraciste. Ainsi, et en deux formules supplémentaires, déculturation et décivilisation, vous parviendriez à radiographier la tumeur qui ronge subrepticement l’une des nations ou des civilisations les plus illustres de l’histoire de l’humanité. Sans vouloir faire de vous un adepte de Spengler, je ne peux m’empêcher de citer ici l’auteur du « Déclin de l’Occident » : « Ne nous berçons pas d’illusion, nous connaissons notre sort, et nous aurons sur le monde antique cette supériorité qu’au lieu de mourir sans le savoir, nous mourrons en pleine conscience et nous suivrons tous les stades de notre dissolution avec le coup d’œil sûr du médecin expérimenté. »
J’ignore la raison pour laquelle je ne vous traite pas d’hystérique. Autant que je sache, nous ne sommes ni à la veille ni au lendemain d’un cataclysme comparable à celui des années 1914-1918. La seule guerre à laquelle participent des Occidentaux, si je ne me trompe pas, est celle-là même d’où nous sont parvenues, par le biais de nos chaînes de télévision, les images d’une petite boulotte rigolarde prénommée Lynndie tenant en laisse un barbare à poil et à quatre pattes. Ah non, il y a encore cette autre guerre, moins photogénique ou plus difficile à photographier, que nous livrons, nous les Occidentaux, aux monstres barbus cachés quelque part entre les grottes de Tora Bora et les dites « régions tribales » du Pakistan. Il a été convenu de l’appeler la « guerre au terrorisme », préférant laisser rhétorique la question posée par un philosophe français fort provocateur : « C’est où, le terrorisme? »
J’ignore pourquoi, Monsieur, je n’oserai jamais vous demander de relativiser les choses. Peut-être parce que je crains votre disparition. Je crains l’extinction de votre race. La race des êtres infiniment raffinés et raisonnablement excentriques, combattant, à leur manière et avec leurs moyens, pour le maintien de l’étrangeté dans le monde et contre l’abêtissement universel, pour ce qu’on dénomme à présent la « grande culture » et ce qui, naguère, s’appelait encore la « culture générale ». J’exagère peut-être. Peut-être pas. Enfin, les filles et les garçons ayant reçu une solide kinderstube à la maison et des leçons d’in-nocence dans des « écoles-sanctuaires » continueront à vous rendre hommage, respectant scrupuleusement les règles dans les échanges entre le maître et les disciples. Sans doute ne s’agira-t-il pas d’un groupe très nombreux, sauf succès électoral du parti de l’In-nocence, lequel demeure à ce jour l’unique espoir de la création de telles « écoles-sanctuaires », ainsi que de la transmission par leur biais des principes de citoyenneté, de savoir-vivre et d’humanisme. Les enfants issus de la « contre-colonisation », directement exposés aux effets dévastateurs du processus de prolétarisation du corps enseignant, les enfants facilement repérables tant par la trivialité de leur langage que par le relâchement de leur costume, seront mille fois plus nombreux à taguer les noms de leurs idoles sur les murs des monuments historiques. Mais bon, ce n’est pas la quantité qui compte.
Quant à moi, à défaut de savoir si je peux contribuer à valider une hypothèse, je persévérerai dans la jouissance bébête d’une vieille fille en fleurs, à considérer ce merveilleux hasard de la vie qui fait que je suis là où je suis, en train de lire et de savourer, cher Renaud Camus, votre manuscrit dont je prépare la prochaine parution.
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14 Octobre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus L' Express
Dans l' Express de cette semaine, un texte signé M. Jérome Dupuis : Camus ( Renaud ) fait de la politique, à propos de l' Abécédaire de l' In - nocence, livre programme de l'écrivain, à paraître le 18 novembre aux Editions David Reinharc.
Si vous êtes élu et souhaitez apporter votre signature en faveur de la candidature à l'éléction présidentielle de M. Renaud Camus ; si vous souhaitez adhérer au Parti de l' In- nocence : écrivez-nous ( par courrier ou mail ) , nous transmettrons votre demande à M. Renaud Camus.
13 Octobre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus EUROPE 1
Pierre Louis Basse pour sa quotidienne. d' Europe 1 reçoit Renaud Camus mercredi 13 oct pour son livre :
" L' Abécédaire de l' In - nocence " ( Editions David Reinharc ) .
Ce soir en direct à 21h30 pendant 15 mn
L'émission Bienvenue chez Pierre Louis Basse est de 20h à 22h
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12 Octobre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus Sur le site Fluctuat
Accusé d'antisémitisme pour avoir déploré une surreprésentation de journalistes juifs sur une émission de France Culture, et auteur de La Grande déculturation, essai dont les théories n'ont pas été moins controversées, Renaud Camus a également lancé, en 2002, un parti politique aux accents conservateurs : le parti de l'In - nocence, " constitué autour des valeurs de civisme, de civilité, de civilisation, d'urbanité, de respect de la parole et d'"in-nocence ", selon la présentation du site dédié. Renaud Camus compte pousser plus loin son action : à l'occasion de la parution, en novembre, de son Abécédaire de l'In-nocence (éditions David Reinharc), Renaud Camus se déclarera candidat à la prochaine présidentielle, apprend-t-on sur Bibliobs.
L'ouvrage de 600 pages, qui couvre diverses notions, de " l'adoption " au " Zimbabwe ", sans exclure les noms propres ( Hortefeux, Zemmour, Césaire, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn... ) fera donc office et de manifeste et de programme pendant sa campagne. Pour en donner une idée, l'article de Bibliobs retient quelques citations prélevées sur le site du Parti de l'In - nocence : « (on) observe que la souhaitable intégration des immigrés devient très difficile, voire impossible, dès lors que leur nombre est tel, en proportion, qu'il dépasse les capacités intégratrices de la population antérieurement sur place. »
Avant de justement remarquer que si des Lamartine, des Hugo et des Césaire se sont engagés en politique, " il est à craindre pour Renaud Camus qu'il ne s'inscrive surtout dans la filiation de Coluche, sinon de Francis Lalanne et Dieudonné. "
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12 Octobre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus Rue 89
Renaud Camus, premier candidat à la présidentielle de 2012
Etienne Manchette
Les présidents ont toujours voulu devenir écrivains, les écrivains veulent maintenant être présidents. Selon BibliObs, Renaud Camus, écrivain français controversé, a l'intention de se déclarer candidat à l'élection présidentielle de 2012. Sa candidature aurait dû être annoncée à l'occasion de la sortie de son « Abécédaire de l'In-nocence » en novembre, abécédaire de son parti politique éponyme fondé en 2002.
Ce n'est pas la première fois que l'écrivain annonce sa candidature. En 2006, il avait déclaré son intention d'être candidat s'il réunissait le nombre de signature d'élus nécessaires.
Sur le site d'In-nocence, des communiqués mis en ligne depuis 2006. Florilège.
Sur les projets de M. Nicolas Sarkozy à propos de l'immigration (2006) :
« Le parti de l'In-nocence rappelle que, pour sa part, il souhaite qu'à l'immigration il soit, autant que faire se peut, totalement mis fin, et qu'en conséquence il ne saurait en aucune façon approuver le concept d'“immigration choisie”. »
Sur les nouveaux mauvais chiffres de la natalité (2007) :
« Le parti de l'In-nocence constate avec affliction que la France, une nouvelle fois, compte parmi les pays d'Europe où le taux de natalité est le plus inquiétant, puisque, étant l'un des plus élevés, il interdit désormais tout espoir d'assister dans un avenir proche à une diminution, ou, à défaut, à une stabilisation, du chiffre global de la population ; et de la sorte nous condamne aux désastreuses conséquences écologiques, économiques, civiques, esthétiques, morales et spirituelles d'une poursuite semble-t-il indéfinie de l'augmentation du nombre des habitants de notre pays. »
Sur le projet de création d'un ministère de l'Immigration (2006) :
« Le parti de l'In-nocence jugerait infiniment plus utiles et nécessaires un ministère de la Protection du territoire, un ministère de la Cohésion nationale, un ministère de l'Inimmigration. »
Sur les journalistes et la prononciation du français (2006) :
« Le parti de l'In-nocence insiste sur l'urgence de l'introduction d'un enseignement sérieux de la prononciation de la langue française dans les écoles de journalisme. […] Il est stupéfiant de constater en quelle affligeante proportion ils ignorent comment se prononcent dans notre langue des mots aussi simples et aussi courants que “Bruxelles”, “oignons”, “joug”, “Laon”, “cinq” ou “rôle”. »
Sur certaines propositions du candidat Jean-Marie Le Pen (2007) :
« Le parti de l'In-nocence exprime son radical désaccord avec les propositions de M. Jean-Marie Le Pen, candidat à la présidence de la République, qui manifeste l'intention, s'il était élu, de porter à 150 kilomètres à l'heure la limite de la vitesse autorisée, pour les automobilistes, sur les autoroutes. »
Sur les grèves et manifestations contre la réforme des retraites (2010) :
« Le parti de l'In-nocence considère que les grèves et manifestations de ce jour contre la réforme des retraites témoignent à peu près autant de maturité politique, de la part des organisateurs et des participants, que le feraient des manifestations ou des grèves contre le cancer, le sida ou les inondations. »
« Je suis assez réservé sur la question d'un métissage universel »
Rien de très étonnant dans ces communiqués. Renaud Camus, ultraconservateur et proche de l'extrême droite, a déjà largement exposé ses idées dans ses ouvrages. En 2000, un journaliste des Inrocks repère dans son journal de l'année 1994 ce passage :
« Il m'agace et il m'attriste de voir et d'entendre cette culture et cette civilisation avoir pour principaux porte-parole une majorité de juifs Français de première ou de la seconde génération. »
Sur le plateau de Tout le monde en parle, l'écrivain peine à s'expliquer :
« Je dis qu'ils sont en effet assez nombreux et qu'ils ont tendance à parler de questions d'intérêt juif, c'est à dire souvent de très grand intérêt. Mon reproche est en somme qu'une émission à vocation généraliste [Panorama sur France Culture, ndlr] est en train de prendre un côté qui me semble, à tord ou à raison, communautaire. Je n'ai rien contre les émissions communautaires. »
Il nie être xénophobe mais il affirme son opposition à l'immigration -pas illégale, pas incontrôlée, l'immigration tout court :
« Je suis assez réservé sur la question d'un métissage universel, général. […] Je ne suis pas favorable parce qu'il me semble que c'est la fin de l'altérité. […] Personne n'est moins xénophobe que moi, j'aime les étrangers, j'aime l'étranger, j'aime l'étrangeté. […] Je serais terrorisé par un monde unifié où il n'y aurait plus de frontières. Je trouve les frontières délicieuses. » (Voir la vidéo)
Reste qu'il y a peu de chances que son annonce opportune à l'approche de la publication de son « Abécédaire de l'In-nocence » soit suivie d'effets
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11 Octobre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus Le Nouvel Observateur
Exclusif: Renaud Camus candidat... à la présidentielle
Par Grégoire Leménager
On connaissait la passion de Renaud Camus pour les maisons d'écrivains, qu'il sait si bien rendre contagieuse. On savait aussi qu'il lui arrive de s'en prendre à «la Grande déculturation», avec des accents de penseur tragique qui ravissent Alain Finkielkraut, et qu'il s'était laissé aller à déplorer le trop grand nombre de juifs présents sur l'antenne de France-Culture. On ignorait en revanche qu'il avait fondé un parti politique en 2002. C'est le Parti de l'In-nocence, qui se présente ainsi sur son site internet :
«Le Parti de l'In-nocence est constitué autour des valeurs de civisme, de civilité, de civilisation, d'urbanité, de respect de la parole et d'''in-nocence''. L'In-nocence est une vertu ; comme telle elle consiste à sans cesse s'évertuer. Elle est, par nature, politique. Son Parti propose une voie à ce jour inexplorée, au-delà des clivages traditionnels. Il est convaincu de l'urgence qu'il y a à la défricher.»
Renaud Camus est si bien convaincu de cette urgence qu'il a l'intention de se déclarer candidat à la prochaine élection présidentielle, à l'occasion de la sortie de son « Abécédaire de l'In-nocence » (à paraître en novembre aux éditions David Reinharc). Un volumineux pavé de 600 pages qui, dans sa campagne, fera office de manifeste et de programme politiques en allant de l'« Adoption » au « Zimbabwe ».
Il y sera question de beaucoup de choses, si l'on en croit le sommaire : des « Appels téléphoniques commerciaux d'information », de «Barbarie », de «Décivilisation », de « Dénégationnisme », mais aussi d'«Ecologie», donc d'« Eoliennes » et de « Développement », de « Métissage », de « Mosquées », de « Publicité » ou encore de « Racisme anti-français ». Certaines personnalités auront enfin le droit de s'y trouver fichées, comme Brice Hortefeux, Rama Yade, Eric Zemmour, Aimé Césaire, Alain Finkielkraut, Claude Simon et Claude Lévi-Strauss. Parmi celles-ci figureront évidemment ses principaux adversaires politiques, comme Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et même Philippe de Villiers.
Dans sa préface, Renaud Camus prend soin de définir son « in-nocence » comme «la renonciation ou le refus de la nuisance, l'engagement ou l'aspiration à ne pas nuire». Cela lui semble de nature à «faire la liaison entre trois champs ordinairement séparés» qui sont «le politique», «l'écologique» et ce qu'il appelle le «moeursal», car cet homme attaché aux (bonnes) mœurs n'a décidément pas peur des néologismes. Il souligne que «l'in-nocence est une non-violence », un « trait de non-agression, fondé sur le principe du moins pour le plus». On comprend qu'il prenne quelques gants. C'est que la partie de boxe ne va manifestement pas tarder. Contre «l'esprit du temps [qui] substitue volontiers la correction idéologique, la concordance avec le modèle dominant de la pensée, le caractère sympa, c'est-à-dire conforme, des opinions et des attitudes». Contre la « société pan-petite-bourgeoise et ultra-antiraciste [qui] n'a que l'autre à la bouche, voire l'Autre, quitte à instaurer partout le même, le Même». Bref, contre «la bonne pensée idéologique».
Pour deviner un peu quel sera le ton du livre, on se reportera d'ailleurs avec profit - et prudence - aux quelques notions déjà abordées sur le site du Parti de l'In-nocence. On y défend l'Ecole et le «rétablissement de l'autorité dans les pratiques d'enseignement». On y tape sur les apôtres de la «diversité», de l'«antiracisme» et de la «contre-colonisation » (c'est-à-dire sur ceux qui, lorsqu'il est question de nos belles conquêtes du temps passé, ont un «rictus d'animosité et de mépris» ; ceux-là même qui, selon cette rhétorique pleine de nuances, ne fichent jamais les pieds dans un musée, une église ou un château tant ils détestent la culture). On y «observe que la souhaitable intégration des immigrés devient très difficile, voire impossible, dès lors que leur nombre est tel, en proportion, qu'il dépasse les capacités intégratrices de la population antérieurement sur place». C'est beau comme du Marine Le Pen réécrit par Eric Besson.
En revanche, la plume de Camus gardant tout de même un peu de ressource, n'espérez pas y lire le moindre propos ronchon contre la civilisation de l'enfant-roi :
« On n'osera pas ici parler de "nuisances" enfantines. C'est là un sujet tabou. Qui s'y risquerait serait bien vite mis au ban de la puissante société des familles, traité en paria et regardé avec horreur par la fraternité mondiale des parents. Il est convenu que nous devons trouver adorables les cris, les sauts, les courses échevelées qui ébranlent nos plafonds jusqu'aux heures avancées de la nuit : les chers mignons s'épanouissent, et construisent leur personnalité.»
Un écrivain qui s'engage en politique, ça peut rappeler Lamartine, Hugo ou même Césaire. Il est à craindre pour Renaud Camus qu'il ne s'inscrive surtout dans la filiation de Coluche, sinon de Francis Lalanne et Dieudonné.
Grégoire Leménager
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11 Octobre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus Le Journal du Dimanche
2012: L'écrivain Renaud Camus candidat?
L'écrivain Renaud Camus compte se porter candidat à l'élection présidentielle de 2012, via la formation qu'il a lancée en 2002, le Parti de l'In-nocence, rapporte Bibliobs.com . Il devrait annoncer sa candidature à l'occasion de la sortie de son Abécédaire de l'In-nocence, à paraître en novembre. "Le Parti de l'In-nocence est constitué autour des valeurs de civisme, de civilité, de civilisation, d'urbanité, de respect de la parole et d''in-nocence'. L'In-nocence est une vertu; comme telle elle consiste à sans cesse s'évertuer. Elle est, par nature, politique. Son Parti propose une voie à ce jour inexplorée, au-delà des clivages traditionnels. Il est convaincu de l'urgence qu'il y a à la défricher", peut-on lire sur le site internet du mouvement
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11 Octobre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus Europe 1
Bienvenue chez Basse 11/10/2010 - 20:00
" Un livre " impolitiquement correct " qui va faire du bruit ! "
Europe 1 ( à la minute 26 ' 23 environ )
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23 Septembre 2010
Concernant le livre Abécédaire de l' In - nocence écrit par
Renaud Camus Journal du Dimanche
2012: Renaud Camus confirme sa candidature
Lundi, Bibliobs.com annonçait que l'écrivain Renaud Camus comptait se présenter à l'élection présidentielle de 2012, via sa formation le parti de l'In-nocence, lancé en 2002. L'information a été confirmée par le principal intéressé mercredi soir sur Europe 1. Renaud Camus était l'invité de Pierre-Louis Basse pour la sortie en novembre de son livre L'abécédaire de l'in-nocence. "Le Parti de l'In-nocence est constitué autour des valeurs de civisme, de civilité, de civilisation, d'urbanité, de respect de la parole et d''in-nocence'. L'In-nocence est une vertu; comme telle elle consiste à sans cesse s'évertuer. Elle est, par nature, politique. Son Parti propose une voie à ce jour inexplorée, au-delà des clivages traditionnels. Il est convaincu de l'urgence qu'il y a à la défricher", peut-on lire sur le site internet du mouvement.
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08 Mars 2012
Participation de Renaud Camus à l'occasion de la sortie du livre Le Grand Remplacement
Lieu : Association France-Israël
L’écrivain Renaud Camus, candidat à la présidence de la République, auteur des livres “Décivilisation” (Fayard) et “Le Grand Remplacement” (David Reinharc), donnera le 8 mars prochain, à 20 h 30, à l'invitation de l’association France-Israël, une conférence à propos du Grand Remplacement et du changement de peuple en cours, “L’Homme remplaçable”. Cette conférence aura lieu au “Salon Amphi Pereire”, 100, boulevard Pereire, 75017 Paris. Le nombre de places est limité, la réservation demandée (01 47 20 79 50). Voir Aussi
18 Janvier 2012
Concernant le livre Le Grand Remplacement écrit par
Renaud Camus Le journal les 4 vérités apprécie "Le Grand remplacement"
Le journal les 4 vérités qualifie Le Grand remplacement de "livre indispensable". Voir aussi
05 Janvier 2012
Concernant le livre Le Grand Remplacement écrit par
Renaud Camus La revue valeurs actuelles recommande "Le Grand remplacement"
Les combats de Renaud Camus
C’est notre dernier “écrivain engagé”. Il se bat pour la France. Et l’idée qu’il s’en fait.
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05 Décembre 2011
Concernant le livre Le Grand Remplacement écrit par
Renaud Camus LE MONDE DES LIVRES | 08.12.11 : Eric Chevillard cite Le Grand Remplacement
Le feuilleton d'Eric Chevillard | LE MONDE DES LIVRES | 08.12.11
M. Malbrough est mort
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19 Novembre 2011
Concernant le livre Le Grand Remplacement écrit par
Renaud Camus FRANCE CULTURE REPLIQUES ALAIN FINKIELKRAUT
Malaise dans la civilisation
Invité(s) :
Claude Habib, professeur à l'Université Paris III et spécialiste de la littérature du XVIIIème siècle
Renaud Camus, écrivain, essayiste
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31 Janvier 2012
Concernant le livre Les Cahiers de l'in-nocence écrit par
Renaud Camus, Emmanuel Carrère, Michel Francesconi, Richard Millet, Xavier Raufer , Robert Redeker, Jean-Gérard Lapacherie, Francis Marche, Didier Bourjon, Marcel Meyer, Michel Gandilhon, Stéphane Bily, Jérôme Vallet, Julien Fleury L'express parle des "Cahiers de l'In-nocence"
Dans une lettre adressée à son vieil ami Renaud Camus, Emmanuel Carrère prend ses distances avec son parti de l'In-nocence et ses thèses anti-immigration. Voir aussi
